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20 juin 2017 | 15:03

Congrès international du BICE 2017 : l’éducation, un droit pour tous

Congrès international du BICE 2017 : l’éducation, un droit pour tous
©BICE

Le Congrès international du BICE, qui s’est tenu le 7 juin dernier au Collège des Bernardins, a réuni près de 200 participants venus de tous horizons, du Paraguay à la Géorgie en passant par le Cambodge.

Il est vrai que la thématique Droit à l’éducation – Education aux droits : expériences partagées – invitait au croisement des points de vue et à l’échange de bonnes pratiques. Une trentaine d’intervenants se sont ainsi succédés dans le grand auditorium : experts de l’éducation, personnalités ecclésiales, représentants d’instances internationales, partenaires terrain, …

Points de vue d’experts au Congrès international du BICE 2017

Tous ont rappelé la nécessité de considérer l’Education comme un droit de l’enfant et non comme un besoin. Mme Avenard, Défenseure des enfants, a noté que « le droit à l’éducation était le premier droit que les enfants appelaient à respecter, avant même celui à la protection.».
L’éducation pour tous. Poser l’éducation comme un droit, c’est affirmer qu’aucun enfant ne peut être laissé pour compte : enfants handicapés, en conflit avec loi, migrants… Mme Paisant, représentante du Bice à l’Unesco a pointé du doigt la veille essentielle des organisations internationales à ce sujet, afin de ne laisser « aucune réalité humaine en marge. »

L’éducation par tous. C’est aussi constater que l’Etat ne peut seul relever cette tâche. La société civile doit s’engager pour décupler les moyens mais aussi pour garantir la multiplicité des institutions. Ainsi, note Mr Fernandez (coordinateur de la Plateforme des ONG auprès de l’ONU) « le respect de la diversité, indispensable pour permettre à chacun de se forger sa propre identité » est assuré.

Une éducation équitable. Ce souci de diversité rejoint le principe d’équité – et non d’égalité – prôné par tous les intervenants. Comme l’a précisé la Prof. S.Gandolfi (titulaire de la chaire UNESCO Droits de l’homme – Université de Bergame), il ne faut pas donner une éducation identique à tous mais adaptée à chacun : à ses capacités, mais aussi à son environnement culturel spécifique.

Une éducation participative. Enfin, l’éducation doit placer l’enfant au centre du dispositif et du processus éducatif et lui donner la parole. En devenant responsable de ses actes et de ses dires, l’enfant s’éduque aux droits.

L’éducation sur le terrain : des partages d’expériences fructueux

Lors de la table ronde qui réunissait les partenaires du BICE, l’idée d’une école inclusive, où chaque enfant puisse trouver sa place et s’épanouir a été largement reprise.

Pour les enfant travailleurs avec Mme Torres, directrice de Callescuela au Paraguay qui a justement insisté sur l’importance « de reconnaître les enfants dans leurs droits d’écoliers, mais également comme travailleurs dans leur culture paysanne et confrontés à une nécessité économique. »
Enfant en situation de handicap mental profond avec Mme Akhtyamova, responsable de projets pour le Center for Curative Pedagogics en Russie.
Petite fille des rues avec Mr Rubambura, directeur adjoint de programmes de la Congrégation des sœurs de Sainte Gemma en RD Congo, pour qui « il ne faut pas enfermer l’enfant dans des apprentissages stéréotypés ».

Partout, la question du genre dans l’éducation s’est révélée un défi majeur. Comme Mr Amurrio (coordinateur Mesa pro BICE-Chili) l’a rappelé avec la célèbre phrase de Malala, « il y a peu de choses aussi puissantes au monde qu’une petite fille avec un livre dans la main ».

Le congrès international du BICE 2017 s’est terminé par les témoignages de lycéens, spectateurs ou membres du jury au Festival Enfance dans le Monde en novembre dernier. La découverte des documentaires qui mettent souvent en scène des enfants dont les droits sont bafoués ne les a pas laissés indifférents. Un bel exemple participatif d’éducation aux droits.

Retrouvez l’ensemble des interventions au Congrès international du BICE 2017.