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11 juillet 2017 | 07:18

Déclaration du BICE pour la Journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale

Déclaration du BICE pour la Journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale
©T Louapre

A l’occasion de la Journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale de 2017, le BICE et ses 15 partenaires sur le terrain ont réaffirmé leur engagement à lutter contre la maltraitance des enfants dans ces pays.

Une situation inquiétante

Plus de 50% des enfants dans le Sud-est de l’Europe, âgés de 2 à 14 ans, ont déjà subi des violences physiques ou psychologiques au sein de leur famille. Malgré l’adoption de lois dans différents pays, la situation ne s’améliore que très timidement.
Les enfants en situation de handicap, physique ou mental, sont particulièrement victimes de violences. La taille des institutions, la non spécialisation des professionnels référents ainsi que la stigmatisation des enfants avec handicap augmentent la maltraitance à leur égard.
Enfin, de nouvelles formes de violences ont également lieu par le biais d’Internet, menant aux situations de cyber-harcèlement, de manipulations sexuelles et de diffusion d’images abusives d’enfants, amplifiant l’exploitation et le tourisme sexuel.

Agir à l’occasion de la Journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale

Dans la plupart des cas, on assiste à un manque ou à l’inefficacité de mécanismes de contrôle, d’assistance et de réhabilitation de la part des gouvernements. En effet, il y a très peu de structures de soutien, de conseil ou d’assistance dans les pays d’Asie Centrale.

L’élimination des violences physiques, sexuelles ou psychologiques fait partie des Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par l’ONU. En cette journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale, le BICE et ses partenaires recommandent aux différents gouvernements :

  • de fournir plus d’informations, de conseil et d’assistance aux familles, pour leur permettre de comprendre les situations d’abus ;
  • de développer les systèmes de protection de l’enfant, ainsi que les mécanismes de prévention et d’identification des cas de violences ;
  • d’apporter des solutions viables pour les familles ayant un enfant en situation de handicap ;
  • de fournir des supports d’information aux écoles, aux institutions publiques, aux familles, ainsi qu’aux mécanismes de supervision, notamment l’Examen Périodique Universel, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU et le Comité de Lanzarote du Conseil de l’Europe.

La déclaration du BICE pour la Journée de l’enfant en Europe de l’Est et Asie Centrale