Notre mission :

Défendre les droits et la dignité des enfants partout le monde

Histoire des droits de l’enfant

droits de l'enfant au BICE

L’histoire des droits de l’enfant commence au XIXe siècle. Auparavant, il n’existe pas de dispositions particulières protégeant les enfants. Dans l’Antiquité, au Moyen-Age dans certaines régions du monde les parents ont même droit de vie et de mort sur leurs enfants.

XIXe siècle : l’enfant doit être protégé

Le XIXe siècle marque le début de l’histoire des droits de l’enfant. Il est considéré comme un être ayant besoin d’être protégé. Pour la première fois en Europe, des lois réglementent le travail des enfants. Progressivement, différents textes juridiques encouragent ou rendent obligatoires la scolarisation des jeunes enfants et la société reconnaît que l’enfant ne peut pas être considéré comme un adulte.

XXe siècle : l’enfant devient sujet de droits

L’histoire des droits de l’enfant s’accélère au XXe siècle. En 1919, la Société des Nations (SDN) crée un comité de protection de l’enfance. A peine 5 ans plus tard, elle adopte la Déclaration de Genève, premier texte international sur les droits spécifiques de l’enfant, inspirée des travaux de Janusz Korczak, considéré comme le père des droits de l’enfant.

Après, la Seconde Guerre mondiale, l’histoire des droits de l’enfant connaît plusieurs étapes-clés suite à la création de l’ONU :

  • 1948 : Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « la maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une protection spéciales ». Le BICE est créé cette même année.
  • 1959 : l’ONU adopte la Déclaration des droits de l’enfant, qui reconnaît l’enfant comme sujet de droits. Dès cette époque, le BICE plaide pour un texte qui aille plus loin et contraigne juridiquement les Etats.
  • 1979 : Année Internationale de l’Enfant (AIE), sur une impulsion du BICE. L’AIE permet aux droits de l’enfant de commencer à se concrétiser dans de nombreux pays.
  • 1979-1989 : un groupe d’ONG piloté par le BICE et DEI (Défense des Enfants International) contribue aux travaux préparatoires à la Convention relative aux droits de l’enfant.
  • 1989 : le 20 novembre, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale de l’ONU.

XXIe siècle : vers une application effective des droits de l’enfant ?

  • 2000 : Renforcement de la CDE avec l’adoption de deux protocoles facultatifs sur la vente d’enfants, la prostitution et la pornographie mettant en scène des enfants, et sur l’implication des enfants dans les conflits armés.
  • 2011 : Adoption du troisième protocole facultatif introduisant une procédure de recours devant le Comité des droits de l’enfant
  • 2014 : 25e anniversaire de la Convention. Elle est aujourd’hui ratifiée par 193 Etats membres de nations unies. Seuls les Etats-Unis et la Somalie, qui ont signé ce traité, ne l’ont pas ratifié.

Depuis 1991, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU surveille de manière continue la mise en œuvre de la CDE. Le BICE, avec d’autres ONG, est associé à ce travail.

Découvrir nos actions au Comité des droits de l’enfant.

Les droits de l’enfant dans l’Eglise catholique

La doctrine sociale de l’Eglise accorde une grande place à l’enfant et à ses droits fondamentaux.

Le paragraphe 244 du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise invite à protéger sa dignité et ses droits : « Au sein de la famille, communauté de personnes, une attention très spéciale sera réservée à l’enfant, de façon à développer une profonde estime pour sa dignité personnelle comme aussi un grand respect pour ses droits que l’on doit servir généreusement. Cela vaut pour tous les enfants, mais c’est d’autant plus important que l’enfant est plus jeune, ayant besoin de tout, ou qu’il est malade, souffrant ou handicapé ».

L’Eglise catholique stipule également que « les droits des enfants doivent être protégés par des normes juridiques. Avant tout, la reconnaissance publique de la valeur sociale de l’enfance est nécessaire dans tous les pays : aucun pays du monde, aucun système politique ne peut songer à son propre avenir autrement qu’à travers l’image de ces nouvelles générations. »