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23 avril 2015 | 14:57

Le BICE plaide pour un meilleur investissement dans les droits de l’enfant

28e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mars 2015 Chaque année, le Conseil des droits de l’homme consacre une journée spécifique à l’examen des droits de l’enfant lors de sa session de mars. Cette année, cette journée de réflexion était intitulée « Vers un meilleur investissement dans les droits de l’enfant ».

En ratifiant la Convention relative aux droits de l’enfant, chaque Etat s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et promouvoir les droits de l’enfant, quelle que soit sa situation économique. (Source : Article 4 de la Convention relative aux droits de l’enfant)

A l’occasion de cette journée, le BICE, Caritas Internationalis et d’autres organisations ont constaté que la mobilisation et l’affectation des ressources budgétaires sont déterminées par les priorités fixées par les gouvernements. Or, malheureusement, les droits de l’enfant ne font toujours pas partie de leurs priorités.

Dans les cas où les droits de l’enfant sont parties intégrantes des politiques étatiques, on observe d’autres dysfonctionnements. Bien souvent, la logique de court terme l’emporte sur un déploiement des ressources sur le long terme, l’allocation des ressources est en deçà des besoins ou se fait de manière aléatoire sans diagnostics préalables et les politiques mises en place ne sont ni suivies, ni évaluées. On observe également dans certains pays des phénomènes de corruption.

Le BICE et les organisations partenaires ont tenu à souligner qu’une politique qui s’attaque aux causes des problèmes liés à la jouissance effective des droits de l’enfant, notamment en matière d’éducation, de santé ou de violence, est économiquement plus rentable que les politiques destinées à agir sur les conséquences.

Principales recommandations

Dans cette communication initiée par le BICE, les organisations signataires ont recommandé aux Etats de :

  • Donner priorité aux droits de l’enfant et d’affecter les budgets nécessaires aux problématiques liées à l’enfance de manière inclusive et participative, et sur la base de diagnostics et d’études préalables
  • Favoriser la participation des organisations internationales et non gouvernementales aux débats parlementaires consacrés à l’adoption des budgets nationaux annuels pour plus de transparence
  • Améliorer la gouvernance des finances publiques en luttant contre la corruption dans la planification, l’affectation et l’utilisation des fonds destinés aux enfants ainsi qu’en organisant de manière périodique le suivi, l’évaluation et l’audit des ressources affectées et des résultats obtenus.

Adoption d’une résolution du Conseil des droits de l’homme

Le Conseil des droits de l’homme a également montré ses préoccupations sur ce sujet en adoptant durant cette 28ème session, une résolution pour un meilleur investissement dans les droits de l’enfant.

Par cette résolution, le Conseil a rappelé l’obligation qui incombe aux Etats de promouvoir et protéger les droits de l’enfant et a aussi souligné que l’investissement dans les enfants a une rentabilité économique et sociale élevée.