Le BICE s’engage pour les droits de l’enfant

Toute l’histoire du BICE est intimement liée à celle des droits de l’enfant. Dans les années 80 en particulier, notre association a été un acteur majeur de l’élaboration de la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) adoptée à l’unanimité par l’ONU le 20 novembre 1989.

La Convention a ouvert un nouveau regard sur l’enfant, celui-ci n’est plus seulement objet de droits. L’enfant, considéré comme une personne à part entière, devient un véritable sujet de droits. Du fait de son existence même, il est en effet titulaire de façon inaliénable des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, sans discrimination ni distinction. Ce principe universel vaut pour les enfants comme pour toute personne.

Ainsi, pour le BICE, les droits de l’enfant s’inscrivent pleinement dans les droits de l’homme. Cette approche, à partir de l’enfant comme sujet de droits :

  • renouvelle profondément notre façon de répondre aux besoins des enfants d’être protégés, nourris, soignés, instruits, comme aux nécessités d’être écoutés, reconnus dans toutes leurs dimensions, y compris dans leur quête de sens…  Ces besoins correspondent à des droits qui leur sont reconnus. La logique d’assistance qui prévaut encore bien souvent doit donc faire place à une logique de droits, car les enfants aussi sont titulaires de droits de l’homme.
  • cette approche implique également une véritable éducation aux droits de l’Homme et à la citoyenneté démocratique, encore largement inexistante. Les enfants doivent connaître leurs droits et ceux des autres et découvrir ainsi un « vivre ensemble » fondé sur le respect mutuel, le sens de la responsabilité, de la solidarité et des règles de la vie en société.

En apprenant aux enfants leur dimension de citoyens et de sujets de droits nous leur ouvrons un chemin d’humanisation.

L’action du BICE s’appuie sur les principes de la Convention :

  • l’intérêt supérieur de l’enfant (art.3);
  • la non-discrimination (art.2); tous les enfants, filles et garçons, sans distinction de couleur, de religion, de culture, d’opinion, sont concernés car la Convention a une portée universelle ;
  • le droit de l’enfant à la vie, à la survie et au développement de ses capacités (art 6);
  • son droit d’expression (art. 12 et 13), son droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion (art 14) et son droit d’association (art. 15) ;
  • l’indivisibilité des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux reconnus aux enfants. Au-delà de la satisfaction de ses simples besoins matériels, c’est le développement de tout l’enfant qui est visé, dans toutes ses dimensions y compris spirituelles ;
  • l’exigibilité juridique des dispositions de la Convention, qui permet enfin de demander fermement aux États signataires, lorsqu’ils n’assument pas leurs obligations, de prendre les mesures administratives, juridiques, économiques, sociales, éducatives, en vue d’assurer aux enfants un environnement protecteur.

Dix enjeux pour le plaidoyer

En 2009, le BICE a marqué le 20ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant en lançant à Genève un Appel à une nouvelle mobilisation pour l’enfance. En effet, si la Convention a permis d’indéniables progrès, des millions d’enfants restent encore à l’écart de tout droit.

Ainsi le BICE a identifié 10 défis pour combler l’écart entre les droits reconnus par les textes et la réalité quotidienne de non droit que trop d’enfants vivent encore. Ce sont les 10 défis qui structurent actuellement toutes les actions de plaidoyer du BICE.

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