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Rencontre résilience dans les oblasts de Kiev
Atelier "Résilience" mené dans un abri anti-bombes. ©WCU

Kiev, janvier 2026. « Garder le contact avec les enfants est primordial dans un contexte aussi anxiogène »

À Kiev et dans les villages isolés des oblasts de Kiev et Tchernihiv, notre partenaire Women’s Consortium of Ukraine (WCU) poursuit sa mission de soutien psychologique auprès des enfants, malgré une situation humanitaire de plus en plus critique.

L’équipe de rédacteurs. Publié le
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« La situation est plus ou moins stable… jusqu’au prochain bombardement », nous écrivait mercredi 21 janvier au matin, de Kiev, Olena, coordinatrice du projet Enfance sans Violences 21 au sein de WCU, après plusieurs jours sans nouvelles. « Le dernier bombardement a été terrible. Cinq missiles ont frappé la centrale thermique qui alimente mon quartier. Nous sommes restés quatre jours sans eau, sans chauffage, sans électricité. » Alors que dehors le froid est glacial. « Chacun fait comme il peut… On se blottit sous des couvertures, on se réchauffe avec le gaz de la cuisinière quand cela est possible… »

Dans certains immeubles, où l’eau n’a pas été vidangée à temps, les radiateurs ont éclaté sous l’effet du gel, « transformant les cages d’escalier en glacier », dans d’autres, les canalisations ont gelé. « C’est une catastrophe. Nous avons terriblement froid et, pour certains, il est impossible de remettre le chauffage en marche rapidement. »

Autre difficulté : les coupures d’électricité allant jusqu’à 20 heures par jour. « Tout est compliqué. Et sans courant, plus d’antennes relais, donc plus d’Internet. Cela rend encore plus difficile notre travail. »

Trouver des solutions pour continuer à soutenir les enfants

Dans l’Espace résilience de WCU, privé de chauffage, le froid a limité les activités. « Certaines séances avec les enfants ou avec le club pour adolescents ont dû être reportées, regrette notre partenaire. Nous avons tenté d’organiser des rencontres en ligne pour pallier ce manque mais c’est très compliqué vu l’instabilité du réseau électrique. Nous tenons à trouver des solutions pour garder le contact car il est important que les enfants et les jeunes, toujours à Kiev2, puissent s’exprimer, échanger. C’est primordial dans un contexte aussi anxiogène, aussi éprouvant. »

Déplacements dans les oblasts de Kiev et Tchernihiv

Malgré les difficultés rencontrées dans la capitale, les équipes de WCU parviennent à poursuivre leurs déplacements dans les zones rurales des oblasts de Kiev et de Tchernihiv. « Les enfants attendent avec impatience ces rencontres, organisées le plus souvent dans les écoles. Ils reçoivent peu de visites et n’ont presque aucun accès aux services de santé mentale. Ces échanges sont donc pour eux une respiration. Un moment de partage et de jeu, où leur parole est écoutée, où ils peuvent exprimer ce qu’ils ressentent. »

Mais là encore, les conditions sont extrêmes. Les rencontres doivent se tenir dans les abris anti-bombes, en raison des alertes constantes. Or, tous les abris ne disposent pas d’éclairage. « Sasha, l’une des tutrices de résilience, a récemment dû animer une séance uniquement à la lumière des téléphones portables. Nous envisageons l’achat de lampes LED et d’une petite station de recharge pour maintenir les activités », explique notre partenaire.

Dans ce contexte particulièrement difficile, le BICE salue l’engagement sans relâche de son partenaire local et réaffirme sa volonté de se tenir à ses côtés, pour accompagner les enfants fragilisés par la guerre et ses conséquences.


[1] Ce projet de trois ans du BICE est soutenu par l’Agence française de Développement.

[2] Vendredi 9 janvier 2026, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a appelé les habitants qui le peuvent à quitter « temporairement » la ville en raison de la privation de chauffage, d’électricité et d’eau suite à des bombardements russes.

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