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27 avril 2017 | 07:23

40 recommandations directement liées aux droits de l’enfant au Togo

40 recommandations directement liées aux droits de l’enfant au Togo
©BICE

La 34ème session du Conseil des droits de l’homme de mars 2017 a adopté le rapport final de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Togo effectué le 31 octobre 2016. Une large partie des recommandations porte sur les droits de l’enfant.

Les droits de l’enfant au Togo au cœur du dernier EPU

L’Examen Périodique Universel (EPU) est un mécanisme essentiel du Conseil des droits de l’homme qui permet d’évaluer la situation des droits de l’homme dans tous les Etats membres des Nations unies. Presque tous les cinq ans, chaque Etat est examiné par ses pairs sur ses réalisations en matière de droits de l’homme. A l’issue de cet examen, une série de recommandations lui est faite en vue d’améliorer la situation.

Parmi les 195 recommandations formulées suite à l’EPU du Togo, une quarantaine est directement liée aux droits de l’enfant. Elles concernent, notamment l’accès à l’éducation, les soins de santé et le soutien aux enfants victimes de violence et d’exploitation (y compris harcèlement sexuel et viol). D’autres recommandations portent sur la protection contre le mariage forcé et précoce, la traite et les pires formes de travail des enfants, la mortalité infanto-juvénile et les conditions de détention des enfants.

Le BICE et le BNCE-Togo s’engagent pour mettre en œuvre les recommandations de l’EPU

Afin que ces recommandations ne restent pas lettre morte, le BICE et le BNCE-Togo ont suggéré des étapes concrètes pour atteindre ces objectifs :

  • Une prise en compte des recommandations de l’EPU au niveau de l’Etat : inscription des recommandations au prochain Conseil des ministres, dépôt du document final auprès de l’Assemblée nationale, organisation d’un atelier de restitution…
  • L’élaboration d’un plan national de mise en œuvre de ces recommandations, notamment celles relatives aux droits de l’enfant, avec la participation de tous les acteurs impliqués ;
  • La définition précise du champ de compétences du Comité National des droits de l’Enfant (CNE) et la mise à sa disposition des moyens humains, financiers et logistiques nécessaires, pour mener à bien ses missions auprès des organismes de protection de l’enfant dans le pays (centre d’accueil et d’hébergement des enfants en situation de vulnérabilité, maltraités, en conflit avec la loi…)

D’autres mesures qui concernent directement le traitement des enfants en conflit avec la loi ont également été recommandées : dotation de moyens pour la Brigade des mineurs de Lomé, mise en place du Mécanisme National de Prévention de la Torture.

Le BICE et le BNCE-Togo sont prêts à coopérer avec le gouvernement pour la mise en œuvre de ces recommandations, à travers leur action plaidoyer et leurs projets en cours sur le terrain.