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7 juillet 2020 | 09:00

Distributions alimentaires d’urgence au Népal

Distributions alimentaires Népal
© AAWAAJ

Le BICE se mobilise auprès de son partenaire népalais AAWAAJ pour fournir une aide alimentaire et sanitaire d’urgence à des familles en situation de grande vulnérabilité.

« Merci infiniment. Je pensais qu’aujourd’hui mes enfants dormiraient le ventre vide. Je suis tellement rassurée… » Lors des distributions alimentaires menées depuis début mai par le partenaire du BICE au Népal, AAWAAJ, le soulagement se lit sur les visages des familles bénéficiaires. Ces familles de travailleurs journaliers et personnes déplacées, déjà vulnérables avant la crise sanitaire, se sont rapidement retrouvées en grande difficulté. Sans salaire quotidien, sans économies, trouver les moyens de nourrir leurs enfants est devenu une épreuve parfois insurmontable. Une véritable source d’angoisse.

Le manque de nourriture aggrave la situation sanitaire déjà précaire

« Alertés par notre partenaire sur cette situation très compliquée, vécue notamment par une trentaine de familles d’enfants que nous accompagnons sur le plan socio-éducatif à Kapan Budhanilkantha dans le district de Katmandou, nous avons décidé de réaffecter des fonds. Des distributions de riz, de lentilles, de haricots blancs, de pois chiches, entre autres, sont ainsi organisées », explique Maria Camila Caicedo, chargée de programme au sein du BICE. À cela s’ajoutent des produits d’hygiène : savon, gel hydroalcoolique, masques, gants…

« Les familles que nous soutenons vivent souvent à 5-6 dans de toutes petites pièces. Et de nombreux ménages partagent le même robinet, les mêmes toilettes. Ces conditions sanitaires précaires sont propices à la propagation du virus. Et le manque de nourriture ne fait qu’aggraver cette situation. Tous ces facteurs inquiètent les parents… » Ainsi, en plus de l’aide humanitaire, AAWAAJ s’est proposé de fournir un soutien psychosocial à ceux qui en ressentaient le besoin. Des échanges réguliers par téléphone notamment ont ainsi été mis en place depuis le début de l’action d’urgence en mai.

Parallèlement, AAWAAJ s’est rapprochée des services municipaux afin qu’ils prennent en compte les familles de migrants lors de leurs actions d’entraide. Non enregistrées sur les listes électorales, ces familles étaient en effet exclues de tous les dispositifs municipaux ou étatiques de soutien aux personnes vulnérables. Désormais, elles peuvent bénéficier de ces actions et notamment des distributions de repas chauds organisées régulièrement par les services locaux.

Une situation économique inquiétante

Aujourd’hui, la situation du Népal reste très instable. Le pays, même s’il a assoupli les mesures de restriction et de confinement,* continue de fonctionner au ralenti. Les transports terrestres entre les districts ne sont pas autorisés ; les frontières restent fermées et les vols suspendus jusqu’au 22 juillet. Les centres commerciaux, écoles, cinémas et autres lieux accueillant du public n’ont pas non plus rouverts. « Avec notamment l’arrêt total du tourisme, la crise économique frappe de plein fouet le pays. Et les familles les plus vulnérables sont les premières à en souffrir. »

Enfin, avec le retour au pays d’un nombre croissant de migrants népalais, le taux d’infection a récemment augmenté. Notamment dans le sud du pays. La propagation du virus est donc encore une source d’inquiétude au Népal.

*commerces de détail et transports en commun urbains et internes à chaque district autorisé.