Pour Noël, soutenez nos 7 projets d'aide alimentaire.

X
Niko en plein activité dans les ateliers à Tbilissi
Niko (premier plan) dans les ateliers à Tbilissi © RHEA

En Géorgie, Saba et Nikoloz trouvent leur place grâce à l’artisanat

Depuis 2023, le BICE, en partenariat avec Public Health Foundation et Union Rhea, déploie en Géorgie le projet Faire tomber les barrières. L’initiative poursuit un double objectif : lutter contre les violences envers les enfants présentant une déficience intellectuelle et favoriser leur inclusion dans la société. Cet article se concentre sur ce 2e enjeu.

L’équipe de rédacteurs. Publié le
Soutenir

Saba, 11 ans, né avec une achondroplasie et une hydrocéphalie, estime avoir eu « deux fois de la chance dans sa vie ». La première lorsqu’il a été confié tout petit à « Mère Nino », à Aspindza, qui l’élève comme l’un des siens. La seconde lorsqu’il a rejoint Union Rhea.

Depuis 2001, cette association accompagne des adolescents et des jeunes en situation de handicap mental ou présentant un trouble neurodéveloppemental, encore trop souvent exclus du système éducatif et du monde du travail en Géorgie. Aujourd’hui, elle dispose de trois centres : un à Tbilissi et deux dans la région de Samtskhe-Javakheti, qui compte une importante commu­nauté arménienne. Dans le cadre du projet Faire tomber les barrières, mené avec le BICE depuis 2023 et soutenu par l’Agence française de développement, Union Rhea orga­nise des ateliers professionnels des­tinés à favoriser l’inclusion de ces jeunes.

Développer des compétences

Deux demi-journées par semaine, 23 adolescents et 13 jeunes adultes y apprennent différentes techniques artisanales, encadrés par des péda­gogues, des psychologues et des artisans qualifiés. Leurs créations – céramiques, coussins, poupées, marionnettes, etc. – sont ensuite vendues dans la boutique Amphorea à Tbilissi, mais aussi en ligne ou lors d’expositions locales. Les bénéfi­ciaires les plus motivés prennent même part à des master classes ani­mées par des artisans reconnus.

« Les ateliers ont une visée thérapeu­tique – ils réduisent le stress, l’an­xiété, la dépression. Ils permettent aussi de développer des compétences motrices et cognitives (précision des gestes, concentration…), stimulent les sens et favorisent la socialisa­tion. Enfin, ils offrent l’opportunité d’acquérir des savoir-faire, ce qui aide les jeunes à trouver leur place, explique Eliso Rekhviashvili, fon­datrice d’Union Rhea. Certains font preuve d’une créativité et d’un talent remarquables. Saba, par exemple, s’est découvert une véritable passion pour la céramique. Il veut en faire son métier ! »

Atteint d’autisme, Nikoloz, 11 ans, a rejoint l’atelier de Tbilissi il y a un an et demi. Il y pratique avec plaisir le modelage de l’argile. Natalia, sa maman, se réjouit de ses progrès : « Il a nettement amélioré ses com­pétences en communication. Je suis heureuse et fière de le voir échanger avec les personnes qui l’entourent. »

Améliorer les relations parent-enfant

Quelques mamans participent aussi aux ateliers. « Cela enrichit leur quotidien, souvent absorbé par la garde des enfants, les tâches domes­tiques et les travaux agricoles », pointe Eliso. Certaines acquièrent des compétences pouvant générer un revenu complémentaire. Travailler ensemble améliore également la relation parent-enfant et rompt l’iso­lement. « Cela crée un fort sentiment de soutien et d’appartenance au sein des familles. » Et pour Saba, cette dynamique s’accompagne d’une nou­velle étape heureuse : Mère Nino l’a officiellement adopté.

ENSEMBLE, CONSTRUISONS UN AVENIR OÙ CHACUN COMPTE

Image Enveloppe
Inscrivez-vous à notre newsletter

    et sur...