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18 novembre 2019 | 12:00

Enfances dans le monde : une belle édition

Festival Enfances dans le monde
Remise du Prix des jeunes en présence de la défenseure des enfants, Geneviève Avenard

Le festival Enfances dans le monde a accueilli près de 950 élèves les 14 et 15 novembre au cinéma Les 7 Parnassiens à Paris. Les deux soirées grand public ont, elles, été très appréciées. Retour sur cette 9e édition.

Et le grand gagnant est… De l’autre côté du mur de Pau Ortiz. Après avoir visionné les cinq films présélectionnés, cinq histoires d’enfants aux quatre coins du monde, les 500 élèves de région parisienne et de Nantes, membres du jury du Prix des jeunes, ont choisi de récompenser ce superbe documentaire tourné au Mexique. « Il nous a procuré à la fois de la joie et de la tristesse », explique l’un des votants. « L’entraide entre ces frères et sœurs est très belle. Ils sont vraiment incroyables. » « Et il nous rappelle l’importance et la chance que nous avons d’avoir nos parents présents », ajoutent deux autres lycéens.

« On a appris tellement de choses ! »

La majorité des élèves a également témoigné, lors de cette remise de prix, de son émotion et sa fierté d’avoir participé à ce festival organisé par le BICE et la journaliste et écrivaine Pascale Kramer. Un intérêt perceptible par ailleurs lors des trois rencontres avec les réalisateurs, avec plus d’une vingtaine de questions posées à chaque fois. « On a appris tellement de choses », témoigne l’un des adolescents. Du Népal au Mexique en passant par la France, l’Australie et le Malawi, ils ont en effet découvert différentes cultures, des réalités difficiles, des histoires de vie bouleversantes, des enfants touchés par la pauvreté, le déracinement, l’éloignement des parents, l’absence d’écoles…

« Le film documentaire est une ressource intéressante pour sensibiliser les jeunes aux droits de l’enfant en France et à l’international. Chaque année, lors de la remise du prix des Jeunes, je suis émerveillée par la qualité et la justesse des remarques des élèves quand ils expliquent leur choix », soulignent Geneviève Avenard, défenseure des enfants, présente pour remettre le prix et féliciter les élèves.

Une ouverture sur le monde

En plus de ces 500 membres du jury, 450 autres collégiens et lycéens ont assisté à la projection d’un ou deux films, parmi les 10 documentaires proposés. Encadrés par des enseignants très investis. « Je participe à ce festival avec mes élèves depuis plus de cinq ans, souligne Aurélia, professeur d’histoire-géographie au lycée Diderot à Paris. Ce qui me plaît ? Leur faire découvrir le format documentaire que souvent ils ne connaissent pas et pour lequel ils ont beaucoup de préjugés. Les confronter à un ailleurs à travers de réelles histoires d’enfant et stimuler leurs réflexions avec un travail en classe après le festival. C’est une vraie ouverture sur le monde. » Alors, quand certains de ses élèves ou anciens élèves viennent en famille ou entre amis au soirée grand public, l’enseignante est ravie.

Rewind, un documentaire remarquable sur les violences sexuelles

Cette année, la première soirée grand public s’est déroulée autour du film, jusqu’alors inédit en France, Rewind. Un documentaire poignant sur un enfant victime d’abus sexuels. « Selon le conseil de l’Europe, un enfant sur cinq en Europe serait victime de violences sexuelles. Il est primordial d’informer, de sensibiliser le plus grand nombre, de mieux protéger les enfants », souligne Diana Filatova, coordinatrice du programme de lutte contre la violence au BICE qui participait au débat aux côtés de Walter Albardier, psychiatre-responsable du CRIAVS Île-de-France et de Martine Nisse, cofondatrice et directrice du Centre des Buttes-Chaumont. Un débat au cours duquel les différents intervenants ont insisté sur l’importance de parler haut et fort de ce sujet encore tabou, de former les professionnels, de mener des actions de prévention auprès des enfants et des parents.

Une chœur pour la paix 

La seconde rencontre, vendredi soir, portait sur l’aventure fraternelle de la chorale Cap Chœur. Cette chorale interconfessionnelle est formée d’enfants et d’adolescents d’Argenteuil et guidée par le père Benjamin. Ensemble, indifféremment de leurs religions, de leurs convictions et de leurs origines, ces enfants chantent pour la paix. Une leçon d’humanité. Après la diffusion du documentaire Un chœur pour la paix, les spectateurs ont pu échanger avec les réalisateurs, les parents et les enfants présents. Ces derniers leur ont même offert une version revisitée de Douce France. Une belle soirée de clôture. Merci à tous pour votre participation, merci à nos partenaires pour leur soutien et à l’année prochaine !