Notre mission :

Défendre les droits et la dignité des enfants partout dans le monde

27 novembre 2020 | 18:36

FESTIVAL ENFANCES DANS LE MONDE :
UNE ÉDITION EN LIGNE !

édition en ligne festival Enfances dans le monde
Film "The Money Stone" de Stuart Harmon ©Journeyman Pictures

Le festival Enfances dans le Monde s’adapte au contexte sanitaire pour sa 10e édition. Celle-ci se tient en ligne, afin que les enseignants et élèves inscrits puissent visionner les six films sélectionnés cette année. Les établissements scolaires auront également la possibilité d’accueillir une édition décentralisée du festival dans leurs locaux, une fois le confinement terminé et dans le respect des règles sanitaires.

Trois rendez-vous pour les scolaires

– Du lundi 23 au vendredi 27 novembre 2020 ; les cinq films en compétition pour le Prix des Jeunes étaient disponibles en ligne, pour les établissements inscrits.

– Du lundi 14 au vendredi 18 décembre 2022 ; deux films hors compétition seront également disponibles en ligne, pour les scolaires participant à la formule « à la carte ».

– À partir de fin janvier 2021 ; le BICE se rendra dans les établissements scolaires ayant choisi d’accueillir une édition décentralisée.

Les élèves membres du Jury ont voté à distance pour le film qui a, selon eux, respecté au mieux les critères suivants : qualité cinématographique ; découverte d’une réalité mal connue ; portée pédagogique ; et importance donnée à la parole de l’enfant. Nous avons eu la joie d’échanger avec eux par appel vidéo, afin de répondre à leurs questions et de débattre autour des films. Ils étaient très heureux d’avoir pu participer au festival et nous ont dit avoir pris conscience de “la difficulté de certaines situations d’enfants autour du monde“. Leurs votes, ainsi que ceux des élèves participant au festival en janvier 2021, seront comptabilisés afin de remettre le Prix des Jeunes au film vainqueur. En 2019, c’est le film De l’autre côté du mur de Pau Ortiz, qui avait remporté le prix.

Une sélection riche et diversifiée

(Re)découvrez les six films sélectionnés pour l’édition 2020 du festival :

Punks de Maasja Ooms

Pays-Bas – 2019 – 1h32 

Ce sont des adolescents en rupture sociale dont les parents ont baissé les bras que met en scène Punks. Pour leur éviter un placement dans un centre fermé, la justice des Pays-Bas leur donne l’occasion de reprendre leur vie en main lors d’un séjour en pleine campagne française, sous la surveillance d’une éducatrice. La réalisatrice s’est immiscée dans la vie du petit groupe. Sans jamais intervenir, elle capte les moments de crise, de doute, les timides rapprochements avec des parents venus en visite, perçant peu à peu les blessures intimes à l’origine de la colère ou de l’apparente indifférence de ces jeunes à un tournant de leur vie.
En compétition pour le Prix des Jeunes

Punk
© Square Eyes Film
Réveil sur Mars de Dea Gjinovci

France/Suisse – 2020 – 1h15

Ibadeta et Djeneta sont les aînées d’une famille du Kosovo demandant l’asile en Suède. Affectées par les violences vécues dans leur pays d’origine et les obstacles rencontrés en Suède, elles ont sombré dans un sommeil profond, appelé « syndrome de résignation », qui frappe des enfants migrants. Le film nous introduit dans la famille aux prises avec ce mal mystérieux. Il cherche moins à mener l’enquête qu’à rendre hommage à l’amour qu’il faut à des parents pour tenir face à tant d’adversité, et à la force de résilience du tout jeune frère, Furkan, qui confectionne une fusée afin d’emmener ses sœurs sur Mars, loin des difficultés du quotidien.
En compétition pour le Prix des Jeunes

© Alva Film
Summerwar (Guerre d’été) de Moritz Schulz

Allemagne – 2019 – 1h19

C’est un camp d’été bien particulier que ce Summerwar, créé par le Régiment Azov, une unité paramilitaire d’extrême droite intégrée à la garde nationale d’Ukraine. Les enfants de 12 ans qui y participent sont destinés à devenir de jeunes patriotes prêts à se battre et à mourir pour leur pays. Le réalisateur Moritz Schulz a suivi librement deux d’entre eux : Jasmin, une fillette ambitieuse très entourée par ses parents, et Jastrip un gamin en manque d’affection. Entre exercices de manipulation d’une kalachnikov, combats nocturnes et chants patriotiques, il traque ce qu’il reste d’innocence sous les attitudes guerrières.
En compétition pour le Prix des Jeunes

© Filmakademie Baden-Wurttemberg
Riders of Destiny (Les Cavaliers du destin) de Michael Nirmann

Allemagne – 2019 – 1h30

Sur l’île isolée de Sumbawa, en Indonésie, les courses de chevaux montés par des enfants sont très prisées et représentent un énorme marché. Les jeunes jockeys, souvent issus de milieux modestes, peuvent gagner suffisamment pour nourrir leur famille. Mais alors que leurs ancêtres commençaient à 10 ans, eux s’élancent à partir de 3 ans. Firman, l’un des protagonistes du film, n’a que 6 ans. Il tombe de cheval tous les jours alors qu’il galope à près de 70 km/h, pieds nus et sans selle ni vêtements de protection. Sila quant à lui a 7 ans. C’est l’un des jeunes jockeys les plus demandés. Grâce à l’argent qu’il gagne, ses parents n’ont plus à travailler. Mais il leur faut beaucoup prier, car ce sport traditionnel fait des victimes, des petits handicapés à vie et même blessés mortellement. C’est en hommage à l’un d’eux que le réalisateur est allé enquêter au-delà des champs de courses.
En compétition pour le Prix des Jeunes

© Java Films
The Money Stone (La pierre de la fortune) de Stuart Harmon

Etats-Unis – 2018 – 56min

A des centaines de mètres sous la jungle du Ghana, des adolescents trempés de sueur se faufilent dans d’étroits boyaux creusés presque à mains nues pour arracher un peu d’or à la terre. Considérés comme des hors-la-loi par le gouvernement, ces mineurs (au double sens du terme) clandestins risquent leur vie pour une hypothétique fortune, et sacrifient leur scolarité. Certains le font pour aider les leurs, d’autres y sont poussés par leurs parents. Grâce à son film, Stuart Harmon met des visages et des noms, Justice et Maxwell, sur les milliers d’ouvriers de ces hallucinants souterrains. Il nous révèle avec pudeur et respect les « choix » terribles auxquels certains enfants sont confrontés dans l’espoir d’un avenir meilleur.
En compétition pour le Prix des Jeunes

© Journeyman Pictures
Inventing tomorrow (Inventer demain) de Laura Nix

États-Unis – 2018 – 55min

Inventing Tomorrow est un film réjouissant, de ceux qui mettent en mouvement. À l’instar de ses jeunes protagonistes : des lycéens brillants, inventeurs de solutions technologiques de haut niveau pour remédier aux ravages écologiques observés dans leur environnement. Leur inventivité les amène à participer à l’Intel International Science and Engineering Fair (ISEF). Ce concours scientifique est destiné aux jeunes du secondaire. Laura Nix les a filmés chez eux, en Inde, Indonésie, Mexique et à Hawaï, en train de perfectionner leur invention. Puis, au moment où ils convergent vers Los Angeles, comme des milliers d’autres jeunes décidés à réparer le monde. Tous ne reviendront pas vainqueurs, mais riches du sentiment de faire partie d’une génération qui a choisi l’engagement comme forme suprême de résilience.
Hors compétition

© Fishbowl Films

Retrouvez toutes les informations sur l’édition 2020 du festival Enfances dans le Monde sur notre page Facebook et notre site internet. Pour toute demande, inscription, ou si vous souhaitez que le festival vienne à vous, dans votre établissement, paroisse ou association, n’hésitez pas à nous contacter à : gabriela.moreno@bice.org

Un grand merci à nos partenaires pour leur soutien dans la mise en place de ce festival un peu particulier : Cinélangues ; Le Défenseur des Droits ; Le Jour du Seigneur ; la mairie du XIVe arrondissement de Paris ; Phosphore ; et Télérama.

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