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25 janvier 2017 | 15:06

Un peu d’histoire ? Francisco de Vitoria, père du droit international

Un peu d’histoire ? Francisco de Vitoria, père du droit international
©Dominicans for Justice and Peace

Le BICE est intervenu lors d’une conférence à l’ONU (Genève) qui célébrait Francisco de Vitoria, théologien du XVIe siècle, comme l’un des fondateurs des droits humains. Un retour aux racines chrétiennes de ces droits.

Célébration de Francisco de Vitoria, un dominicain espagnol à l’ONU

Le 24 janvier, une conférence organisée par la délégation de l’Ordre des Prêcheurs et la Mission d’Espagne auprès des Nations Unies, a réuni un panel d’experts pour faire connaître et montrer l’actualité de la doctrine du frère Francisco de Vitoria, un dominicain espagnol du XVIe siècle.

Nicole Awais, responsable Recherche et Développement au BICE, est intervenue sur sa pensée et ses apports pour la suite du développement du droit international et des droits humains.

Les apports et les intuitions

Fr. Francisco de Vitoria – accompagné par ses confrères de l’Ecole de Salamanque – a repensé la doctrine juridique médiévale en se positionnant face à la situation tout-à-fait inédite à laquelle ses contemporains étaient confrontés : des hommes non croyants vivaient sur leurs terres et avaient été colonisés par une nation catholique au nom de la donation faite par le pape aux Rois Catholiques espagnols.

En se basant sur le droit naturel, fruit de la raison humaine et donc commun à toute l’humanité, il va reconnaître la dignité de chaque personne quelle que soit sa religion.

Par conséquent, il affirmera – ce qui est révolutionnaire pour son époque – que les Indios avaient les mêmes droits que les Espagnols.
Par ses réflexions, le droit international a reçu un nouveau cadre qui est encore celui qui est utilisé aujourd’hui.

Pour aujourd’hui

Francisco de Vitoria est un modèle d’une réflexion sur le droit qui s’appuie sur les principes chrétiens et démocratiques de la dignité, de l’égalité et de la liberté de l’être humain, mais qui s’adapte, se transforme lorsqu’il est face à une situation particulière qui désavantage une minorité.

Il est un exemple pour un plaidoyer en faveur de toute personne victime d’injustice.