Notre mission :

Défendre les droits et la dignité des enfants partout dans le monde

31 janvier 2014 | 13:54

Le BICE défend le droit de tous les enfants à être enregistrés à la naissance

 

Invité à participer à l’émission de RFI « 7 milliards de voisins » consacrée à l’enregistrement des naissances, Yao Agbetse – coordinateur du plaidoyer international au BICE – a rappelé le droit fondamental pour tout enfant d’être déclaré à la naissance.

Lundi 13 janvier, la question des enfants sans identité était au cœur de l’émission d’Emmanuelle Bastide « 7 milliards de voisins » sur RFI. Le BICE a exposé les difficultés rencontrées dans différents pays lorsque les enfants ne sont pas enregistrés et les solutions qui peuvent y être apportées, aux côtés de l’ONG Plan France, de l’UNICEF Sénégal, de l’Association Jeunesse Action du Mali, et de notre partenaire et membre Dignité et Droits pour les Enfants en Côte d’Ivoire.

L’accès à l’éducation et à la santé

Selon l’Unicef, 51 millions d’enfants ne sont pas enregistrés à la naissance. Cette absence de reconnaissance officielle a des conséquences majeures sur les droits de l’enfant tout au long de sa vie en rendant plus difficile l’accès à l’éducation, à la santé, à la justice, l’exercice du droit de vote ou de circuler librement.

La sensibilisation des familles à l’enregistrement des naissances

Face aux importants obstacles administratifs dans certains pays (nombre insuffisant de centres d’enregistrement des naissances et éloignement des lieux de résidence des populations), il est important de sensibiliser les parents à l’intérêt de déclarer à la naissance leurs enfants et de former les agents civils pour que ce droit devienne plus effectif.

Les recommandations du BICE en faveur de l’enregistrement des naissances

Le BICE demande l’enregistrement de tous les enfants à la naissance afin que ceux-ci puissent exercer leurs droits dès leur plus jeune âge. Sur RFI, Yao Agbetse rappelle l’importance de la volonté politique et plaide pour la mise en place d’un réel système décentralisé d’enregistrement dans les pays concernés : « les leaders et structures communautaires qui servent de relais sont très importants, il faut les mobiliser pour pouvoir assurer le suivi à la base ». L’enregistrement tardif doit être organisé, facilité et gratuit. La mobilisation internationale, avec l’adoption d’une résolution en 2012 puis en 2013 au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur l’enregistrement des naissances doit maintenant se refléter sur le terrain.

Ecouter l’émission de RFI du 13 janvier.

Pour aller plus loin :

1. Le droit d’être enregistré à la naissance pour chaque enfant : inégalités et tendances sur l’enregistrement des naissances (anglais)

2. Un passeport pour la protection : Guide pour la programmation de l’enregistrement des naissances (anglais)

Photo: © D. Durnez – BICE