Notre mission :

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22 septembre 2020 | 11:51

Le Père Courtois,
engagé en faveur de l’enfance

Père Gaston Courtois
© FilsdelaCharité

Mercredi 23 septembre, nous célébrerons le 50e anniversaire du décès du Père Gaston Courtois. Un ecclésiastique français, Fils de la Charité, qui a consacré une partie de sa vie à l’enfance. Il a notamment créé le BICE en 1948.

Gaston Courtois (1897-1970) s’engage très tôt en faveur des enfants.  Au cours de la Première Guerre mondiale, alors qu’il n’a pas 20 ans, il prend en charge le patronage (éducation populaire) de la paroisse Saint-Gervais à Paris. En 1919, après des études de lettres et de psychologie, il entre au Séminaire de Saint-Sulpice puis chez les Fils de la Charité. Il est ordonné prêtre en 1925. Deux ans plus tard, il participe à la création d’une des premières sections de Jeunesse ouvrière chrétienne de France.

Mobilisé pour la protection de l’enfance

En 1929, alors qu’il est secrétaire de l’Union des œuvres catholiques de France, il co-édite un nouveau périodique destiné aux garçons de 8 à 15 ans : Cœurs Vaillants. Face au succès de ce journal, il crée en 1936 le mouvement chrétien Cœurs vaillants ; puis, son pendant féminin, Âmes vaillantes. Connus aujourd’hui sous le nom d’Action catholique des enfants (ACE).

« La joie s’acquiert. Elle est une attitude de courage. Être joyeux n’est pas une facilité, c’est une volonté. »
Gaston Courtois

En 1948, il répond à l’appel du Pape Pie XII en faveur de l’enfance meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. Et fonde le BICE. Religieux et laïcs de huit pays se réunissent alors pour travailler en réseau à la protection des enfants. Une mobilisation qui a porté ses fruits. Aujourd’hui, le BICE compte plus de 80 membres issus d’une trentaine de pays. En 2019, l’association a accompagné, avec ses partenaires, plus de 40 400 enfants.

Créateur des Éditions Fleurus

Fervent défenseur de l’éducation populaire, le Père Courtois est également à l’origine des écoles d’assistances catholiques de l’enfance, aujourd’hui appelées écoles d’éducateurs spécialisés.

Parallèlement, l’homme d’Église écrit. Plus d’une centaine de livres, qu’il s’agisse de recueils de maximes, ouvrages pour enfants ou sur l’éducation. Il est même le fondateur des Éditions Fleurus en 1946. Il y crée la collection Belles histoires et belles vies, composée d’albums de bandes dessinées portant sur les grandes figures du catholicisme. Le premier ouvrage, La plus belle histoire, dont il est l’auteur, présente la vie du Christ de façon ludique.

Après avoir été nommé directeur de l’Union des Œuvres et supérieur de la communauté locale des Fils de la Charité en 1937, il est élu procureur général à Rome lors du chapitre général de la congrégation en 1955. Il part alors s’installer dans la capitale italienne où il décède le mercredi 23 septembre 1970.

Quelques mots du frère Pierre Tritz, vicaire général des Fils de la Charité, à propos du père Courtois :
Personnellement, j’ai découvert le père Gaston Courtois tous ces derniers mois en préparant cet anniversaire. Enfant, j’étais un « fan » de la revue Cœurs vaillants que j’attendais avec impatience. Aujourd’hui, je mesure tout ce que le père Gaston Courtois a apporté à l’éducation des enfants dans la société et dans l’Église. Une créativité prophétique durant toute sa vie avec cette ambition « de sortir les enfants de la rue ou plutôt du ruisseau » et « leur créer à l’ombre de l’Église une sorte de foyer où ils se retrouveront à leurs heures de liberté… » Une manière déjà du père Gaston Courtois de répondre aux besoins des périphéries, expression si chère à notre pape François.