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20 septembre 2018 | 08:53

L’universalité des droits de l’homme : le BICE présent au colloque de la Mission Permanente du Saint-Siège

L’universalité des droits de l’homme : le BICE présent au colloque de la Mission Permanente du Saint-Siège
©COMECE

Le défi de l’universalité - Regards croisés 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme, tel est le titre du Colloque organisé le 10 septembre au Conseil de l’Europe, à Strasbourg, par la Mission Permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe, en collaboration avec le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) et le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ).

Un panel d’intervenants prestigieux était en effet réuni pour apporter son éclairage sur les défis posés par l’affirmation de l’universalité des droits de l’homme :

  • S.E. Mgr Paul R. Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats
  • Mgr Paolo Rudelli, Représentant permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe
  • M. Guido Raimondi, Président de la Cour européenne des droits de l’homme
  • M. le Professeur Emmanuel Decaux, Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas – Paris II, membre du Comité des disparitions forcées (ONU).

La modération était assurée par Mme Alessandra Aula, la Secrétaire générale du BICE.

L’universalité des droits de l’homme : le défi

Elle semble aller de soi tant l’unité de l’humanité, la dignité inhérente à tout homme paraissent évidentes. Elle porte l’aspiration de l’humanité à sa propre unité et à la justice. Pourtant, aussi élevé soit-il, l’idéal de l’universalité des droits de l’homme se heurte, depuis toujours, à des obstacles sérieux.

Déjà, en 1945, l’affirmation des « droits fondamentaux de l’homme » était décrite, par la Charte des Nations Unies, comme une « foi ». En 1948, dans un monde divisé politiquement, la demande de René Cassin de qualifier d’universelle la future Déclaration internationale des droits de l’homme se heurtait aux divergences idéologiques de ses rédacteurs. Afin de recueillir l’assentiment de tous, la Déclaration universelle a dû notamment omettre de préciser le fondement ultime de sa propre universalité. Elle est devenue universelle dans les faits, par l’adhésion mondiale dont elle a bénéficié.

Alors que l’ordre juridique connaît lui-aussi une globalisation et que les instruments de protection des droits de l’homme se multiplient, paradoxalement, l’universalité des droits de l’homme est de nouveau fragilisée. De plus en plus, on assiste à des interprétations divergentes des droits de l’homme : une distance croissante se creuse entre l’interprétation libérale d’une part, tendant vers un radicalisme individualiste qui s’éloigne des traités fondateurs, et les positions de différents groupes ou pays de l’autre, qui revendiquent la protection de leur identité culturelle.

Ainsi, les droits de l’homme semblent se laisser progressivement altérer par les idéologies, alors même qu’ils ont été conçus après-guerre pour en protéger les peuples. La possible voie de sortie à cette crise passe nécessairement par une réappropriation, dans ce nouveau contexte, de la doctrine de l’universalité des droits de l’homme.

  • En quoi consistent les défis posés à l’universalité des droits de l’homme ?
  • Comment les institutions internationales de protection des droits de l’homme peuvent-elles y répondre ?
  • Une réponse peut-elle être trouvée dans la promotion du développement intégral de la personne humaine ?

Telles sont quelques-unes des questions auxquelles les orateurs ont répondu.
Nous vous invitons à découvrir leur intervention sur les vidéos ci-dessous :