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10 décembre 2018 | 14:00

Noël : redonnez espoir aux enfants blessés mais pas vaincus

Blessés mais pas vaincus

A l’occasion de Noël, le BICE lance une grande campagne de collecte pour ses projets « Tuteurs de résilience ». Alessandra Aula, sa secrétaire générale et Véronique Brossier, sa directrice de la communication, reviennent pour nous sur la genèse et les objectifs de cette campagne.

La campagne « Blessés mais pas vaincus »

Véronique Brossier : Nous lançons, chaque année, à l’approche de Noël, une grande campagne de collecte. De nouveau en 2018, nous avons choisi de la centrer plus particulièrement sur nos projets « Tuteurs de résilience » qui sont au cœur de l’action du BICE. Et l’expression « Blessés mais pas vaincus » nous a immédiatement parlée…
Alessandra Aula : Et pour cause (sourires). Elle reprend en partie le sous-titre d’un ouvrage de Stefan Vanistendael « La résilience ou le réalisme de l’espérance », édité par le BICE. Stefan a été directeur de la recherche au BICE et est un grand expert de la résilience des enfants. Comme il l’explique dans son ouvrage, les enfants ont beau être terriblement fragiles et sensibles, ils n’en possèdent pas moins des ressources insoupçonnées pour se remettre des plus grands traumatismes.

VB : Une telle formulation est aussi essentielle pour les éducateurs qui accompagnent les enfants. Ces adultes sont confrontés en permanence à des enfants qui ont vécu l’horreur… Il peut leur être très difficile de voir l’enfant au-delà de son histoire, de sa douleur. Dire que l’enfant est « blessé mais pas vaincu », c’est reconnaitre l’agression dont l’enfant a été victime et les séquelles physiques et morales qu’elle a laissées. Mais c’est surtout apporter une formidable lueur d’espoir : l’enfant peut guérir et, s’il conserve des cicatrices de son histoire, il n’en est pas moins bien vivant !

8 nouveaux projets Tuteurs de résilience pour 2019

AA : Exactement. C’est tout l’objectif des formations « Tuteurs de résilience » que nous assurons sur le terrain avec nos partenaires. Elles leur apprennent à changer de regard sur les enfants, à ne plus les considérer uniquement comme des victimes mais comme des êtres dotés de forces et de talents uniques et exceptionnels, ces mêmes forces et talents qui leur ont permis de survivre dans l’épreuve. Elles leur fournissent également des outils très pratiques – techniques d’écoute et ateliers- pour aider les enfants à identifier leurs ressources et à les utiliser pour se relever. Pour 2019, 8 formations « Tuteurs de résilience » sont déjà prévues : au Népal, en RDC, au Liban… et en France.
VB : Là, il s’agira de former, avec les Frères des Ecoles chrétiennes, des éducateurs qui travaillent auprès de jeunes en situation de très grande précarité dans la banlieue parisienne.

Rien ne sera possible sans vous

VB : Bien sûr, chacun de ces projets « Tuteurs de résilience » a un coût : pour assurer la formation, fournir le matériel nécessaire pour les ateliers et assurer le suivi auprès des éducateurs. Mais le bénéfice est sans commune mesure ! En moyenne, sur les 8 projets prévus, nous pourrons avec 84€ assurer l’accompagnement de 12 enfants par un tuteur formé. 12 enfants qui retrouvent la force et des raisons d’espérer, quel plus beau cadeau de Noël ?

D’avance un très grand merci pour votre don qui rendra notre action possible !