Russie. « Des familles plus stables grâce au soutien fourni en 2021 » - BICE - ONG de protection des droits de l'enfant
X
© Initiative civique

Russie. « Des familles plus stables grâce au soutien fourni en 2021 »

À Zlatooust, au sud-ouest de la Russie, notre partenaire local a aidé 20 familles en grande difficulté au cours de l’année 2021 dans le cadre de notre projet « Initiatives covid ». Alena, une maman seule de 30 ans, a fait partie des bénéficiaires. Elle témoigne.

Soutenir

Alena a deux enfants. Maxim, 13 ans et Tanya, 9 ans. La pandémie leur a beaucoup pris. Dès le printemps 2020, Alena perd son travail, un emploi informel dans un petit commerce. « Je n’avais plus que les allocations familiales de 600 roubles (environ 7 euros). C’était difficile mais nous arrivions à nous en sortir car nous vivions avec ma maman qui touchait une pension. » Malheureusement, en novembre, sa mère contracte la covid-19 et ne survit pas.  Une épreuve terrible pour la jeune femme de 30 ans et ses enfants. En plus de perdre un être cher, ils se retrouvent sans rien. « Nous avons dû partir vivre dans un foyer, hébergés à trois dans une chambre ».

En apprenant la situation d’Alena, notre partenaire local, Initiative civique, lui propose d’intégrer le projet « Initiatives covid » développé avec le BICE de décembre 2020 à novembre 2021. Vingt familles en situation de grande vulnérabilité y participent. L’objectif est de les aider à surmonter cette période particulièrement difficile, sur le plan économique, mais aussi psychologique et social.

Soutien alimentaire et matériel

Chaque mois, les familles reçoivent des produits alimentaires de première nécessité. Et des goûters sont régulièrement organisés les samedis et dimanches, pendant les formations et ateliers divers. « Cela représentait un petit coup de pouce supplémentaire. C’était aussi l’occasion pour les familles de partager un moment convivial, de discuter et nouer des liens. C’est important pour lutter contre l’isolement dans lequel certains tombent parallèlement à la dégradation de leurs conditions de vie », explique notre partenaire.  

Six familles reçoivent aussi des tablettes avec un abonnement Internet annuel. Cela aide les enfants pour la réalisation de leurs devoirs ; mais aussi les parents qui peuvent ainsi suivre les formations en ligne de l’école des Parents. Des vêtements et chaussures sont aussi offerts aux enfants. Et deux machines à coudre achetées, afin de réduire le coût des réparations de vêtements pour les familles.

« Nous nous sommes ainsi assurés que les besoins essentiels des foyers accompagnés étaient assurés. Et que chacun puisse communiquer avec les enseignants de l’école et avec nous en cas de besoin. Nous avons également aidé certains parents à mieux gérer le budget familial. Et orienté ceux qui le souhaitaient vers des formations courtes adaptées pour qu’ils trouvent plus facilement un emploi. »

Un accompagnement psychologique renforcé

Pendant toute la période, les enfants sont accompagnés sur le plan psychologique, lors de séances individuelles, en groupe (12 sessions par tranche d’âge) et au cours d’ateliers familiaux. « Les résultats de cet accompagnement sont positifs. Tous les enfants ont réussi leur année scolaire.  Et la plupart ont une vision positive de la vie ; ils font des projets pour l’avenir sans covid-19. De plus, aucune rupture dans les relations enfants-parents n’a été enregistrée », explique notre partenaire.

Alena, la maman de Maxim et de Tanya, apprécie beaucoup ces rencontres : « Nous avons aimé participer à ces ateliers avec mes enfants. Il y a de bons spécialistes qui prennent le temps d’écouter, d’orienter. Cela nous a vraiment aidés à passer cette période plus que difficile. Partager avec d’autres familles a aussi été très bénéfique. »

Accompagner vers une parentalité responsable

Parallèlement, les parents suivent des formations et participent à des réunions (en présentiel ou en ligne) sur la parentalité positive organisées par l’école des parents. Un suivi psychologique individuel leur est aussi proposé. « L’emploi de la violence, des châtiments corporels est encore répandu. Les familles accompagnées étant particulièrement « à risque », nous avons mené de nombreuses sessions sur la parentalité positive, explique notre partenaire. Les parents ont été très réceptifs. La plupart affirment que la communication avec leurs enfants est devenue plus facile et que les conflits ont nettement diminué. » En témoigne Alena : « Je suis plus calme aujourd’hui. Je gronde moins les enfants, prends le temps de discuter. Et ça marche. Nous sommes plus soudés. » 

    et sur...