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2 août 2016 | 10:51

Le sport comme facteur de réinsertion
des enfants privés de liberté

Le sport comme facteur de réinsertion des enfants privés de liberté
©Congregation des Tertiaires Capucins - Equateur

En Colombie et en Equateur, le BICE et son partenaire les Tertiaires Capucins accompagnent les enfants privés de liberté. Pour favoriser leur réinsertion, de nombreuses activités sportives, ludiques et culturelles sont organisées.

Le droit aux loisirs pour les enfants privés de liberté

Le droit aux loisirs, dont le sporthttp://bice.org/fr/justice-juvenile/,  est un droit fondamental de tous les enfants, y compris ceux en conflit avec la loi.

Les activités récréatives et culturelles sont d’ailleurs un élément clé dans leur réinsertion au sein de la société.

Il est important de rappeler que la vocation de la justice juvénile est éducative avant d’être punitive. Celle-ci doit poursuivre des objectifs spécifiques, car les enfants ont droit à une protection particulière au vu de leur vulnérabilité, de leur personnalité en développement et de leurs besoins particuliers en éducation.

La Convention relative aux droits de l’enfant prévoit d’ailleurs que la détention des enfants ne doit être qu’« une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible ».

Les enfants privés de liberté ont « droit à un nombre d’heures approprié d’exercice libre par jour, en plein air si le temps le permet, au cours desquelles il reçoit normalement une éducation physique et récréative. » (Règles des Nations Unies pour la protection des mineurs privés de liberté).

Le sport, la culture et l’art comme facteur de réinsertion

La congrégation des Tertiaires Capucins, organisation membre du réseau BICE, mène en Colombie et en Equateur de nombreuses activités sportives, culturelles et récréatives ; autant d’activités permettant une meilleure réinsertion des jeunes dans la société.

Tout au long de l’année, les adolescents participent à des activités sportives, montent des pièces de théâtre et participent à des concours de peinture, de musiques et de danses traditionnelles.

Ces activités ont un double objectif :

  • Répondre aux besoins de développement et de bien-être des jeunes
  • Aider les jeunes dans leur réinsertion et leur projet de vie

Grâce à ces activités les jeunes regagnent peu à peu une maîtrise de soi, une capacité d’empathie et une meilleure faculté à interagir socialement avec autrui. Ils arrivent également à davantage exprimer leurs sentiments.

Comme en témoignent les équipes des Tertiaires Capucins, des changements significatifs s’opèrent progressivement dans le comportement de ces jeunes : « le fait que ces activités sportives et ludiques se déroulent dans une institution et soient obligatoires, a rendu au départ le comportement des jeunes très négatif. Ils étaient tendus, nerveux, peu volontaires. Mais au fur et à mesure nous avons observé un changement positif à la fois dans leur comportement et dans leur motivation à participer. Les jeunes sont devenus au fil des séances plus dynamiques et motivés. C’est très encourageant ».

Convaincus que les activités ludiques et sportives contribuent – en parallèle de mesures éducatives – à une meilleure réinsertion de ces jeunes dans la communauté, le BICE et ses partenaires en Amérique latine et en Afrique intègrent depuis plusieurs années cette dimension dans leur programme Enfance Sans Barreaux visant à accompagner et aider les enfants en conflit avec la loi.