Amérique latine. Bilan chiffré de la 2e année du programme contre la violence - BICE - ONG de protection des droits de l'enfant
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Paraguay - sensibilisation lutte contre la violence
© BECA

Amérique latine. Bilan chiffré de la 2e année du programme contre la violence

Les cinq partenaires du BICE dans la lutte contre la violence à l’encontre des enfants en Amérique latine – Chili, Paraguay, Pérou et Uruguay – ont su s’adapter pour faire vivre le programme malgré la pandémie. Retour en chiffres sur l’année 2020.

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Dans le cadre du programme de lutte contre la violence à l’encontre des enfants, en particulier de nature sexuelle, le BICE et ses partenaires locaux* ont deux objectifs principaux : sensibiliser et former enfants et adultes à la bientraitance et à la prévention de la violence ; accompagner sur la plan psychologique et juridique les enfants victimes et leurs familles.

Formation des jeunes, des adultes référents et autres spécialistes de la protection de l’enfance

177 jeunes « multiplicateurs », identifiés en 2019, ont continué à être sensibilisés à la méthode « Grain de sable ». Et ce, à distance. Cela leur permet d’animer, à leur tour, des ateliers de prévention auprès de leurs pairs. Deux exemples. Au Chili, 62 jeunes multiplicateurs ont travaillé sur la campagne « Un traitement pour la bientraitance » afin de l’adapter au contexte socio-économique et sanitaire local. En Uruguay, 10 jeunes multiplicateurs ont participé à la création d’émissions jeune public sur la bientraitance (voir ci-dessous).

77 partenariats avec des écoles publiques, des écoles privées catholiques, des centres communautaires, des institutions publiques et des groupes de jeunes ont été maintenus pendant cette 2e année du programme. Malgré la fermeture des établissements scolaires et autres espaces collectifs, certaines des activités de prévention ont pu être organisées en distanciel. Ainsi, 120 enfants et adolescents ont appris à identifier, prévenir et signaler les cas de violence grâce à la méthode « Grain de sable ». 203 adultes référents ont été formés à l’écoute et à l’orientation de l’enfant en fonction de ses besoins. Et 28 enseignants à l’identification et au signalement des cas de violence, notamment de nature sexuelle.

1054 professionnels de la protection de l’enfance ont acquis, via des formations en présentiel puis en distanciel, de nouvelles connaissances dans les domaines suivants : l’impact de la violence sexuelle sur la santé mentale des enfants ; l’identification des cas de violence sexuelle contre les enfants et les adolescents pendant la pandémie ; la sanction de l’auteur d’actes violents ; les droits de l’enfant et l’éducation non-violente.

Actions de sensibilisation à la bientraitance

90 parents ont acquis des compétences sur la parentalité positive.

580 adultes de trois quartiers vulnérables d’Asunción (Bañado Tacumbú, Bañado Norte et Chacarita) au Paraguay ont été sensibilisés à la bientraitance et aux réponses à apporter aux situations de violence. Ces actions, menées par les éducateurs de BECA chaque semaine pendant les soupes populaires, ont aussi permis de communiquer sur l’assistance psychologique par téléphone afin d’aider ceux qui en ressentent le besoin pour faire face à la pandémie. Dans l’un des quartiers, à la demande d’un groupe de mamans, un atelier « Grain de sable » a de surcroît été organisé en novembre. Ces activités de prévention ont été mises en œuvre en réponse à la fermeture des écoles.

Au Pérou, environ 200 000 parents et autres adultes ont été sensibilisés à la parentalité positive. Et ce, grâce aux émissions de radio La Casita Contigo.

Quelque 70 000 enfants et adolescents ont été informés par le biais des réseaux sociaux sur les services d’aide et de prévention de la violence. En Uruguay, 3 600 ont également visionné les émissions pour enfants et adolescents sur la bientraitance « Buentrato Canción #DESDECASA » créées avec 10 jeunes multiplicateurs et diffusées en direct (entre mai et juillet) sur la chaîne Youtube du partenaire du BICE.

Accompagnement thérapeutique aux enfants et à leurs familles

Les lignes téléphoniques gratuites, mises en place au Pérou (CESIP et CEDAPP) et au Paraguay (BECA) pour répondre aux besoins des enfants, adolescents et parents en période de pandémie et de confinement, ont reçu 439 appels et 256 interventions ont été faites par messagerie instantanée. Ces lignes téléphoniques ont ainsi permis à 288 personnes dont 44 enfants et adolescents victimes ou à risque de violence de recevoir un soutien thérapeutique à distance et d’être orientés vers des services spécifiques. Ces numéros verts ont également permis d’identifier des cas de violence à l’encontre d’enfants. Certains ont fait l’objet de procédures judiciaires. Un accompagnement par téléphone a également été mené auprès de 244 proches des enfants soutenus sur le long terme par CEDAPP.

Plaidoyer et conférences régionales

Des initiatives de plaidoyer ont été menées au niveau local par les partenaires, soutenus par le BICE. Deux exemples. Au Paraguay, le plaidoyer demande la décentralisation des services de prévention et de soutien aux enfants à risque ou victimes de violence ; afin notamment d’améliorer leur prise en charge sur le plan thérapeutique et social. En Uruguay, le plaidoyer s’est concentré sur les politiques publiques de lutte contre la traite et l’exploitation sexuelle.

Le BICE a organisé en collaboration avec ses cinq partenaires locaux, d’autres organisations membre de son réseau de la région et le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence contre les enfants (dont le BICE est membre) une conférence régionale en ligne en novembre dernier qui a rassemblé plus de 1 000 personnes de 11 pays d’Amérique latine.  

Une série de huit webinaires sur la violence à l’encontre des enfants en période de pandémie a également été diffusée en direct sur la chaîne Youtube du BICE. Certaines de ces vidéos ont aujourd’hui dépassées les 1000 vues.

*La Vicaria Pastoral Social Caritas (VPSC) au Chili ; l’ONG Base Educativa y Comunitaria de Apoyo (BECA) au Paraguay ; les ONG Centro de Desarrollo y Asesoría Psicosocial (CEDAPP) et Centro de Estudios Sociales y Publicaciones (CESIP) au Pérou ; et en Uruguay, l’ONG Juventud para Cristo.

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