Forage d'un puits dans une école en Côte d'Ivoire | BICE
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Togo projet éducatif
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Éducation et santé. Améliorer les conditions de vie d’élèves en Côte d’Ivoire

Depuis la mise en service d’un puits, foré dans le cadre d’un projet de deux ans (2023-2024) financé par le BICE, le quotidien des 115 enfants scolarisés dans l’école Sainte Bernadette à Djékanou en Côte d’Ivoire s’est nettement amélioré. La distribution d’un repas nutritif les jours d’école permet de surcroît de lutter contre la malnutrition dont les conséquences sur le développement des enfants peuvent être dramatiques.

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« Le forage effectué au printemps dernier a été accueilli avec une grande joie par les élèves et leurs parents. Avant, l’eau fournie par la ville, non filtrée, arrivait souvent jaune, quand nous n’étions pas confrontés à des pénuries, fréquentes à certaines périodes de l’année. Le nombre de malades en raison de la mauvaise qualité de l’eau était donc élevé. Ce nouveau puits, raccordé au réseau d’eau de notre établissement via un fût de stockage, est une vraie amélioration pour les élèves et les enseignants », expliquent les sœurs de la Charité de Nevers, responsables de l’école Sainte Bernadette à Djékanou.

De l’eau pour tous les habitants du quartier

Le projet doit permettre, par la suite, à tous les habitants du quartier de bénéficier du forage, en contrepartie d’une participation aux frais d’entretien du puits. Une extension impossible actuellement en raison des fréquentes coupures d’électricité qui empêchent le pompage de l’eau. Pour pallier cette insuffisance, un transformateur va être financé. « Nous tenons à faire profiter les habitants qui nous entourent de ce progrès. Les valeurs d’entraide et de partage sont essentielles à nos yeux. Nous avons donc à cœur de les transmettre à nos élèves et d’agir en accord avec elles. »

Des repas chaque jour pour faire reculer la malnutrition

Le BICE soutient également, depuis le début du projet, la distribution d’un déjeuner les jours d’école. Un apport nutritif primordial eu égard à l’extrême pauvreté de certaines familles des enfants bénéficiaires. Les sœurs nous ont, par exemple, raconté leur soulagement l’année dernière de voir la santé de Joseph*, âgé de 4 ans et scolarisé en moyenne section, s’améliorer jour après jour. « Quand nous l’avons accueilli à la rentrée 2022, il était dans un état de malnutrition sévère. Ses parents manquaient d’argent pour le nourrir régulièrement. Nous étions tellement heureux, à l’école, de le voir récupérer, revivre en quelque sorte. »

Ecole des soeurs de la Charité de Nevers en Côte d'Ivoire : déjeuner servi tous les jours

Une bibliothèque ouverte à tous en 2024

Toujours dans l’optique d’améliorer les conditions de scolarisation des enfants, le projet finance également le salaire du chauffeur du minibus de l’établissement afin de garantir la sécurité des enfants sur le chemin de l’école et de s’assurer de leur présence. Des formations pour améliorer encore la qualité de l’enseignement et les méthodes pédagogiques ont été menées à l’automne ; d’autres sont prévues en 2024. Des actions de sensibilisation sur les droits des enfants en direction des parents sont aussi programmées. Enfin, une bibliothèque vient d’être aménagée dans l’enceinte de l’école. Pour le plus grand plaisir des élèves ! Les sœurs souhaiteraient qu’en 2024, elle soit aussi ouverte aux autres enfants et jeunes de Djékanou (collégiens et lycéens) qui « manquent eux-aussi cruellement de livres ».

*le prénom a été modifié.

Petite histoire de l’école maternelle et primaire Saint-Bernadette

Ouverte en septembre 2018 par les Sœurs de la Charité de Nevers, cette école située à Djékanou dans le département de Toumodi (à 150 km d’Abidjan) accueille actuellement 115 enfants âgés entre 2 ans et demi et 14 ans. Souhaitée par Mgr Kouadio, alors évêque de Yamoussoukro, elle répondait au besoin grandissant, dans cette commune de 20 000 habitants, d’établissements scolaires. « Nous avons d’abord ouvert l’école maternelle car il n’y en avait aucune. Les femmes qui travaillaient, dans l’usine de noix de cajou notamment, ne savaient que faire de leurs jeunes enfants, les laissant parfois seuls. Puis en 2019, nous avons ouvert des classes de primaire pour pallier un peu le manque de structures éducatives. Il n’y a que deux autres écoles primaires à DjékanouAujourd’hui, notre établissement compte trois sections d’école maternelle et cinq classes de primaire (du CP1 au CM1). »

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