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enfant devant un robinet en afrique
© Riccardo Niels Mayer / Adobe stock

Journée de l’enfant africain 2026 : l’accès à l’eau, un droit vital pour chaque enfant

Le 16 juin 2026, l’Afrique célébrera la Journée de l’enfant africain autour d’un thème essentiel : garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique. Une thématique au cœur des droits fondamentaux de l’enfant, de sa santé, de son éducation et de sa dignité.

L’équipe de rédacteurs. Publié le
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Créée en 1991 par l’Organisation de l’unité africaine, la Journée de l’enfant africain commémore le soulèvement des élèves de Soweto, en Afrique du Sud, le 16 juin 1976. Des centaines d’enfants et de jeunes avaient alors manifesté contre les inégalités du système éducatif de l’apartheid et pour le droit à une éducation de qualité dans leur langue maternelle. Beaucoup y ont perdu la vie. Depuis, cette journée est devenue un temps fort pour promouvoir les droits des enfants africains et alerter sur les défis auxquels ils restent confrontés.

Un enjeu vital pour des millions d’enfants

Pour l’édition 2026, le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE) a choisi de mettre en lumière un enjeu essentiel : l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, souvent désigné par l’acronyme WASH (Water, Sanitation and Hygiene). Ce thème s’inscrit dans la dynamique de l’Union africaine, qui a consacré l’année 2026 à « la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Malgré les importantes ressources hydriques du continent, des millions d’enfants africains vivent encore sans accès sécurisé à l’eau potable ni à des infrastructures sanitaires adaptées. Les conséquences sont dramatiques : maladies, malnutrition, absentéisme scolaire, vulnérabilité accrue des enfants vivant dans des zones rurales ou touchées par les conflits et les effets du changement climatique.

Selon l’Unicef, plus de 190 millions d’enfants dans dix pays africains sont exposés à des risques élevés liés à l’insalubrité de l’eau, au manque d’assainissement et aux conséquences du changement climatique. Dans plusieurs régions, les filles consacrent encore chaque jour de longues heures à aller chercher de l’eau, au détriment de leur scolarité et de leur santé.

L’eau et l’assainissement : des droits humains fondamentaux

Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est reconnu par les Nations unies comme un droit humain fondamental. La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant rappelle également l’obligation des États de garantir aux enfants un accès adéquat à l’eau, à l’hygiène et à un environnement sain.

Au-delà de la survie, l’accès à l’eau et à l’hygiène conditionne l’exercice de nombreux autres droits : le droit à la santé, à l’éducation, à la protection contre les violences ou encore à une alimentation suffisante. Sans installations sanitaires sûres dans les écoles, de nombreuses filles interrompent leur scolarité, notamment pendant leurs menstruations. Sans eau potable, les maladies diarrhéiques continuent de provoquer des décès évitables chez les enfants les plus vulnérables.

Le CAEDBE insiste également sur l’importance d’une approche inclusive : les politiques publiques doivent prendre en compte les besoins spécifiques des enfants en situation de handicap, des enfants déplacés, des communautés rurales et des quartiers informels.

Mobiliser les États et donner la parole aux enfants

À travers cette Journée de l’enfant africain 2026, le CAEDBE souhaite mobiliser les gouvernements africains, les organisations internationales, la société civile et les communautés locales autour d’engagements concrets. L’objectif est de renforcer les investissements dans des systèmes d’eau et d’assainissement accessibles, sûrs et durables pour tous les enfants.

Des sessions de dialogue, des campagnes de sensibilisation et des rencontres seront organisées à travers le continent. Les enfants eux-mêmes seront associés aux discussions afin qu’ils puissent exprimer leurs priorités et leurs recommandations.

Le CAEDBE appelle notamment les États à :

  • intégrer les questions d’eau, d’assainissement et d’hygiène dans les politiques de santé, d’éducation et de protection de l’enfance ;
  • développer des infrastructures résilientes face au changement climatique ;
  • garantir des services accessibles dans les écoles, les centres de santé et les lieux d’accueil des enfants ;
  • renforcer les mécanismes de suivi et de financement dédiés aux enfants les plus vulnérables.

Garantir l’accès universel à l’eau et à l’assainissement ne relève pas uniquement d’un défi technique ou environnemental. Il s’agit d’une question de justice sociale et de respect des droits de l’enfant. À l’heure où les effets du changement climatique aggravent les inégalités et les pénuries d’eau, la Journée de l’enfant africain 2026 rappelle l’urgence d’agir collectivement.

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