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29 septembre 2015 | 16:50

Mobilisation contre la réduction de l’âge de la majorité pénale au Brésil : vers une victoire ?

©Pastoral do Menor

Au Brésil, un amendement visant à réduire l’âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans a été introduit et voté par la Chambre des députés. La semaine dernière, les représentants du gouvernement brésilien ont assuré au Comité des droits de l’enfant de l’ONU que cette réforme ne serait pas entérinée par le Sénat.

Examen du Brésil par le Comité des droits de l’enfant

Le 21 et 22 septembre, le Brésil a été examiné par les experts du Comité des droits de l’enfant afin de faire un état des lieux des progrès réalisés dans la protection des droits de l’enfant.

Les questions liées à la justice juvénile et notamment l’amendement visant à réduire l’âge de la majorité pénale étaient particulièrement attendues par le BICE et son organisation membre au Brésil, la Pastoral do Menor, mobilisés ensemble depuis plusieurs mois afin que cette réforme soit rejetée.

Engagement du Brésil pour le rejet de la réforme réduisant l’âge de la majorité pénale

Durant l’examen, le Comité a exprimé de vives préoccupations sur l’amendement constitutionnel visant à réduire l’âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans et alourdissant les sanctions imposées aux enfants et adolescents en conflit avec la loi.

La délégation brésilienne a assuré que le gouvernement fédéral et la société civile sont opposés à cet amendement et a également affirmé que grâce à la mobilisation actuelle, le Sénat ne devrait pas entériner la réforme.

Le BICE et ses partenaires saluent cette annonce mais restent mobilisés et ne relâcheront pas leurs efforts tant le Sénat n’aura pas rejeté cette réforme.

Retrouvez le webcast de l’examen du Brésil par le Comité des droits de l’enfant en cliquant ici.

Pour aller plus loin

Le BICE, la Pastoral do Menor et l’ensemble des partenaires du programme Enfance sans barreaux sont mobilisés pour empêcher l’adoption de cet amendement, incompatible avec les engagements internationaux du Brésil :