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28 avril 2014 | 09:07

Une marraine pour la campagne Stop au harcèlement sur internet

 

Laetitia, 20 ans, a accepté d’être marraine de la campagne. Ancienne victime, elle s’engage aux côtés du BICE pour faire cesser le harcèlement sur internet.

« Le plus important, c’est ce que je suis aujourd’hui, et mon combat contre le harcèlement sur internet ». Bien dans sa peau, Laetitia a aujourd’hui 20 ans et fait des études de communication à Toulouse. En ce moment, elle engage son énergie communicative et son temps libre à lutter contre le harcèlement sur internet. « L’initiative est super ! Responsabiliser les jeunes pour qu’ils cessent d’être témoins passifs, victimes ou harceleurs est une excellente idée », s’enthousiasme Laetitia.

Signer et faire circuler la charte d’engagement

Dès qu’elle en a eu connaissance, Laetitia a signé la charte d’engagement de la campagne. « Ensuite, j’ai essayé de mobiliser mes connaissances. Et j’ai pris contact avec le BICE pour savoir si je pouvais en parler encore plus largement ».

Pétillante et dynamique, Laetitia explique vouloir agir davantage afin que personne ne traverse ce qu’elle a vécu. Car la jeune fille est une ancienne victime de cyberharcèlement. C’est tout naturellement que le Bureau International Catholique de l’Enfance lui a proposé d’être marraine de sa campagne.

Cyberharcèlement : quand le lycée devient un enfer

L’histoire commence lorsque Laetitia est lycéenne. Un inconnu crée un profil Facebook en tout point identique à celui de Laetitia. En se faisant passer pour elle, il fait courir des rumeurs concernant une vidéo pornographique… n’ayant jamais existé. Il publie même le numéro de téléphone de Laetitia sur un blog, faisant croire qu’elle est prête à accepter des avances.

Les rumeurs circulent, malgré les démentis de Laetitia, et détruisent sa vie sociale. Elle doit changer de numéro de portable. Les réseaux sociaux deviennent un enfer, tout comme la cour du lycée. Soutenue par ses parents, la jeune fille finit par porter plainte. Et réussit à démasquer un de ses camarades de lycée, à l’origine de l’usurpation de compte Facebook.

Une peine judiciaire exemplaire

Une enquête est ouverte suite à la plainte de Laetitia. En novembre dernier, la peine du tribunal correctionnel d’Albi est exemplaire : le lycéen harceleur est condamné à 8 mois de prison avec sursis, 5 000 euros de dommages et intérêts et une obligation de soins.

Faire connaître la campagne pour un usage responsable d’internet

Laetitia est l’atout jeunesse du BICE pour évoquer, avec les jeunes, ce phénomène qui les concerne. « C’est plus facile de ne pas avoir l’air moralisateur lorsqu’on a quasiment le même âge. On peut faire passer des messages très forts. Par exemple, colporter une rumeur, cela paraît banal, mais c’est déjà du harcèlement ». Par son engagement, des interventions devant des scolaires et la diffusion massive de la campagne auprès de son réseau, Laetitia devrait permettre au BICE de récolter toujours plus de signatures.

Un grand bravo, et un immense merci !

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