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@hadynyah / iStock

Togo. Inclusion socio-professionnelle des jeunes portefaix

Au Togo, des jeunes filles et femmes travaillent comme portefaix dans des conditions précaires, exposées à l’exploitation et aux violences. Le projet accompagne 70 d’entre elles vers une activité professionnelle durable et une plus grande autonomie économique.

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Contexte

Dans le Grand Lomé et la région Maritime, de nombreuses jeunes femmes issues de milieux ruraux défavorisés migrent vers la capitale à la recherche de revenus. Faute d’alternatives, certaines deviennent portefaix dans les marchés. Une activité pénible, faiblement rémunérée et exercée sans protection sociale.

Ces jeunes filles et femmes cumulent les vulnérabilités : niveau d’éducation souvent bas, risques de violences basées sur le genre et de grossesse précoce, précarité économique et difficultés d’accès à la formation, au crédit et aux services essentiels. Le manque d’épargne et de garanties limite également leurs possibilités de développer une activité économique durable.

Descriptif

Le projet entend offrir à 70 jeunes filles et femmes portefaix une alternative à la précarité et à l’exploitation, en favorisant leur accès à une insertion socio-professionnelle durable. Il repose sur trois axes complémentaires :

  • Protection et appui psychosocial : identification et mise en confiance des jeunes femmes, suivi individualisé, ateliers de résilience, accès aux soins si nécessaire et soutien face aux situations de violence.
  • Formation et autonomisation économique : alphabétisation, formations professionnelles de 3 à 6 mois dans des métiers porteurs, appuià l’entrepreneuriat et mise à disposition d’équipements pour développer une activité génératrice de revenus (AGR). Après le lancement de leur activité, les bénéficiaires seront accompagnées pendant 18 mois pour consolider leur AGR, développer leur clientèle, renforcer leur gestion.
  • Mobilisation communautaire : implication de jeunes, de comités locaux de protection de l’enfance (CLPE) et des communautés afin de prévenir l’exploitation et les violences sexuelles.

Résultats attendus

À l’issue du projet, 70 jeunes femmes portefaix auront acquis des compétences professionnelles et entrepreneuriales leur permettant de développer une AGR et de sortir progressivement de situations de travail précaires et dangereuses

CARTE DU TOGO
© Wikipedia

Localisation

Lomé, Grand Lomé (Golfe et Agoè-Nyivé) et région Maritime (Lacs 4, Bas-Mono 1, Bas-Mono 2 et Vo 4)

Partenaire

Bureau National Catholique de l’Enfance – BNCE-Togo, membre du réseau du BICE

Durée

36 mois : 1er janvier 2027 – 31 décembre 2029

Domaines d’action

picto pour activité génératrice de revenus
Activité génératrice de revenus
Prévention des violences
Protection contre les violences

Le projet ambitionne de faire passer leurs revenus d’environ 50 000 FCFA (75 €) par mois comme portefaix à 150 000 FCFA (230 €) grâce à une AGR viable. Environ 45 jeunes femmes dont l’activité atteint un niveau de revenus suffisant sont soutenues dans sa formalisation.

Le projet mobilise également 150 acteurs communautaires – 100 jeunes issus de clubs communautaires et 50 membres de CLPE. Ils sont aidés dans la préparation et la mise en œuvre d’actions de sensibilisation sur l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des filles et la prévention des violences. Des outils pédagogiques sont mis à leur disposition et 20 dialogues communautaires sont organisés avec leur concours, auprès d’environ 2 800 jeunes, parents et leaders locaux. Plus largement, les campagnes de communication, notamment radiophoniques, contribuent à porter les messages du projet auprès d’un public estimé à plus de 102 800 personnes.

Suivi-évaluation

Le BNCE-Togo assure le suivi régulier des bénéficiaires sous la supervision du BICE. Après le démarrage des activités économiques, un accompagnement individualisé de 18 mois est réalisé, notamment à travers des visites mensuelles sur les lieux d’activité et des rencontres collectives trimestrielles.

Le suivi porte notamment sur la viabilité des AGR, l’évolution des revenus, la gestion financière, l’épargne, le développement de la clientèle et le bien-être psychosocial des bénéficiaires. Les jeunes femmes peuvent aussi être soutenues dans leurs démarches de formalisation et d’inclusion financière.

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