Tuteurs de résilience pour les enfants réfugiés syriens
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Tuteurs de résilience pour les enfants réfugiés syriens

Tuteurs de résilience pour les enfants réfugiés syriens

Depuis le début du conflit en 2011, quelque 13 millions de Syriens ont été déplacés ou se sont réfugiés dans d'autres pays. Et notamment dans les pays voisins : le Liban, la Jordanie ou la Turquie.

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Le Liban est l’un des principaux pays d’accueil, avec près de 1 million de réfugiés sur son territoire, dont 40%  sont des enfants de moins de 12 ans. Ces réfugiés représentent plus de 16% de la population présente dans le pays. Ce qui ne va pas sans créer de vives tensions. Bon nombre de familles et d’enfants n’ont accès ni à un logement décent ni à l’éducation.

Les enfants sont les premières victimes de ces déplacements forcés et de ces conditions de vie très dures. Tous ont vu ou vécu des scènes de guerre terribles. Ont brutalement quitté leurs amis, leur maison, leur école ; tout ce qui leur était familier. La migration est une véritable fracture. Les traumatismes, les sentiments d’insécurité et de solitude sont profonds.

Projet Tuteurs de résilience pour les enfants réfugiés syriens

En collaboration avec deux de ses partenaires, les congrégations des Maristes et des Frères des écoles chrétiennes, le BICE a initié en 2017 une première session de formation Tuteurs de résilience pour les enfants réfugiés syriens au Liban, à Rmeileh. Réalisée deux années de suite (2017-2018), avec l’aide de l’Unité de recherche sur la résilience de l’Université Catholique du Sacré Cœur de Milan, ces sessions sont destinées aux éducateurs qui accompagnent les enfants réfugiés syriens. Certains de ces éducateurs viennent eux-mêmes d’Alep. Ils ont pu témoigner directement de la situation dans le pays. Issus de diverses organisations, tous étaient là pour apprendre à promouvoir un univers bientraitant qui favorise la résilience chez ces enfants et adolescents.

Au cours des différentes rencontres, les éducateurs ont ainsi pu :

  • Mieux cerner les concepts de vulnérabilité et de résilience.
  • Apprendre à reconnaître et à travailler sur les émotions, en particulier celles les plus fréquentes chez les enfants déplacés (peur, colère, dégoût, tristesse, insécurité…).
  • Identifier les caractéristiques principales que doit avoir un tuteur de résilience.
  • Développer des méthodes pour aider ces enfants à se reconstruire individuellement, dans leur identité culturelle. Une attention spéciale a été ici accordée à la spiritualité. En effet, dans cette partie du Moyen-Orient, la foi est considérée comme un facteur inné de résilience. Elle aide dans les moments difficiles et permet de donner du sens à la douleur ressentie.
  • Apprendre à mener des ateliers créatifs qui favorisent la résilience.

Une formation très appréciée

Ce travail a reçu un accueil très positif de la part des participants. Ils ont mieux perçu le rôle qu’ils pouvaient jouer pour aider les enfants à surmonter leurs traumatismes. Et ils ont acquis de nouveaux langages d’expressions (musique, dessin, métaphores) pour communiquer avec eux. Comme le soulignait l’un d’eux : « La formation a été très positive. Elle nous a remués et nous a aidés à définir critères et attitudes. Un grand merci à tous ceux qui ont rendu ces sessions possibles. »

Une formation à distance devrait être mise en place en 2021.

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