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club scolaire en RDC sur les droits de l'enfant
Des élèves membres d’un club scolaire sur les droits de l’enfant en République démocratique du Congo.

Conseil des droits de l’homme. Le BICE appelle à renforcer l’éducation aux droits et la participation des enfants

L’équipe de rédacteurs. Publié le
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Connaître ses droits pour pouvoir les exercer. C’est le message porté par le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) dans une communication écrite soumise à la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies1, qui se tient à Genève du 7 septembre au 9 octobre 2026.

Intitulée « L’éducation aux droits de l’homme : une composante fondamentale du droit à l’éducation », cette contribution rappelle que l’éducation doit aller au-delà de la transmission des connaissances et de l’accès à l’école. En s’appuyant notamment sur les articles 12, 28 et 29 de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE, souvent appelée CIDE en France), le BICE souligne qu’elle doit contribuer à l’épanouissement de l’enfant, au développement de ses compétences, au respect des droits humains et des libertés fondamentales, mais aussi le préparer à prendre sa place dans la société.

De la connaissance des droits à la participation des enfants

Pour le BICE, l’éducation aux droits et la participation des enfants sont étroitement liées. En apprenant à mieux connaître leurs droits et ceux des autres, les enfants développent leur capacité d’expression, leur esprit critique et leur aptitude au dialogue. Des acquis essentiels pour faire entendre leur voix, être associés aux décisions qui les concernent et devenir pleinement acteurs de leurs droits.

Développer des espaces de dialogue et de sensibilisation aux droits humains

Cette approche prend une forme très concrète dans les projets menés par le BICE et ses partenaires. Au Cambodge, dans les écoles non formelles, les clubs créés avec Opérations Enfants du Cambodge (OEC) offrent aux enfants des espaces d’échange et d’apprentissage autour de leurs droits. Ils y abordent notamment la prévention des violences, le respect entre filles et garçons ou encore la participation à la vie de leur communauté. Certains deviennent à leur tour de jeunes leaders, formés pour sensibiliser leurs pairs et participer aux actions de plaidoyer menées auprès des autorités.

En République démocratique du Congo, dans le Nord-Kivu, les enfants membres de clubs scolaires sensibilisent leurs camarades aux violences commises à l’école et dans leur cercle de confiance. Ils collaborent aussi au signalement des violations et à la protection des victimes. Dans le Sud-Kivu, d’anciens enfants en situation de rue deviennent pairs éducateurs et contribuent à apaiser les relations entre jeunes dans les centres éducatifs.

Au Paraguay, le BICE et son partenaire Callescuela mettent en place des espaces de dialogue et d’expression collective dès le préscolaire autour de jeux, d’histoires, d’activités artistiques ou d’exploration sensorielle.

Créer des manuels consacrés à l’éducation aux droits

L’objectif de notre association est fondé sur une conviction forte : la participation des enfants ne doit pas rester un principe abstrait. Pour cela, le BICE et deux membres de son réseau, Peder et Ghovodi, ont également développé deux manuels consacrés à l’éducation aux droits en Afrique : l’un destiné à la formation des acteurs et l’autre à l’animation de séances avec les enfants. Ces outils visent à leur permettre de devenir des sujets de droits « éclairés, critiques, responsables et actifs », capables de faire entendre leur voix et de contribuer à la vie de leur communauté.

Trois recommandations adressées aux États

Dans sa communication écrite au Conseil des droits de l’homme, notre association formule trois recommandations. Il appelle les États à intégrer systématiquement l’éducation aux droits de l’homme dans les programmes scolaires, à tous les niveaux du système éducatif.

Il les invite également à garantir une implication réelle des enfants aux processus de décision les concernant, notamment en assurant un suivi des recommandations formulées par les parlements d’enfants et les autres mécanismes de participation.

Enfin, le BICE leur demande de créer, renforcer et pérenniser des espaces sûrs, inclusifs et accessibles dans lesquels enfants et adolescents peuvent s’exprimer, dialoguer et se former.

Lire la communication écrite du BICE : « L’éducation aux droits de l’homme : une composante fondamentale du droit à l’éducation » (A/HRC/63/NGO/406)


[1] Communications transmises à l’occasion du point 3 de l’ordre du jour de la 63e session : Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement.

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