Écoles sans murs : accompagnement et formation des jeunes filles victimes de violences en RDC - BICE - ONG de protection des droits de l'enfant
X
Jeunes filles victimes de violences RDC

Écoles sans murs : accompagnement et formation des jeunes filles victimes de violences en RDC

Partager

Soutenir

La situation sur le terrain

Les violences sexuelles à l’encontre des jeunes filles se banalisent dans la province du Nord-Kivu, en particulier du fait des groupes armés, dans un climat d’impunité quasi-total pour leurs agresseurs. Ces jeunes filles traumatisées sont doublement victimes. Rejetées par leurs familles, elles se trouvent contraintes à des mariages forcés et/ou subissent des grossesses précoces.

Le retour à l’école ou à la formation qui pourrait être un lieu de reconstruction leur est la plupart du temps impossible. Les études, payantes, représentent une charge trop importante pour ces familles démunies. Résultat : près de 53% des filles de 5 à 17 ans ne sont pas scolarisées en République démocratique du Congo.

Le projet du BICE pour aider ces jeunes filles

Le BICE et son partenaire Ghovodi accompagnent 360 jeunes filles vulnérables (dont 154 jeunes filles mères) afin de leur permettre de reprendre le chemin de leur vie. Et ce, dans le cadre du programme Écoles sans murs (2020-2023). Parmi les actions envisagées, il est prévu de :

  • Leur fournir un accompagnement psychologique personnalisé, fondé sur la résilience.
  • Leur assurer une remise à niveau scolaire dans des centres de rattrapage.
  • Favoriser leur autonomie financière en les formant à une activité génératrice de revenus.
  • Faciliter et financer le lancement de leur activité professionnelle.
Histoire de vie
Nadia est une jeune fille de 16 ans. Elle vivait avec sa mère, sa grand-mère et ses 7 frères et sœurs dans le village de Ngangi. Son quotidien n’était que profonde misère : pas de travail, pas d’école, juste une maison de tôle pour se loger, à peine de quoi se nourrir. Il y a un an, alors qu’elle allait chercher de l’eau au robinet du village, elle a été violée et torturée. Elle n’a pas osé porter plainte, ni même en parler à sa famille par peur de représailles. Puis, elle s’est retrouvée enceinte, malade de la syphilis. Ce sont les travailleurs sociaux de Ghovodi qui l’ont identifiée et ont décidé de l’aider.

Informations disponibles sur un programme précédent de soutien psychologique et socio-professionnel aux ex-enfants soldats, ici.

Restez informé avec notre newsletter

    et sur...